Pengée – Daniel Ruggiero + special guests

Vernissage le jeudi 15 décembre 18h00. Exposition du 16 au 23 décembre 2016

Avec Daniel Ruggiero – Livia Gnos Perrinjaquet – Fabien Clerc – Frédéric Post – Balmer Hählen – Myriam Mechita – Fab Gehrig – Barbezat-Villetard Camille Matthieu – Christian Gonzenbach – Sharivari – Collectif indigène (Andreanne Oberson & Jean-Marie Reynier) – Lang Baumann – A3 Studio

Exposer et diffuser librement, en tous lieux, au fil des routes et des occasions : c’est dans cette perspective que Daniel Ruggiero entend conduire son « espace d’art mobile ». Pendant une année, il a mené d’une ville à l’autre son triporteur Ape, préalablement  restauré et chromé, en s’arrêtant par étape dans des lieux inattendus, pour y exposer en toute autonomie des oeuvres d’artistes de son choix, en parallèle aux événements organisés par les institutions culturelles locales.

Tel un musée itinérant, il parcourt la Suisse et l’étranger en présentant sur sa plateforme modulable des travaux de plasticiens, designers, performeurs, cinéastes ou scientifiques, et en invitant ces divers intervenants à créer des multiples en lien avec le véhicule Ape, mais aussi en dialogue avec les expositions auxquelles s’associe librement son « musée itinérant » à chaque étape. Leonora Foletti

Heures d’ouverture:
Ve 16 déc. 14h00-21h00 / Sa 17 déc. 14h00-18h00 / Me 21 déc. 14h00-18h00 / Je 22 déc. 14h00-18h00 / Ve 23 déc.14h00-23h00

Partagez: facebooktumblrmail
Suivez-nous: facebookrss

Miroirs aux alouettes – Olivier Lovey

Vernissage le jeudi 29 septembre 18h00. Exposition du 30 septembre au 22 octobre 2016

Olivier Lovey a conçu l’ensemble de son exposition à l’espace abstract en fonction du lieu. La majorité de ses créations est inédite. Vues d’installation, œuvres in situ et jeux avec le spectateur pris au piège du leurre, Miroirs aux alouettes est une subtile mise en espace de photographies qui nous confronte à l’illusion et au paradoxe des images. La réflexivité dans la pratique artistique d’Olivier Lovey est particulièrement développée dans son installation la plus récente, États des lieux, conçue pour et avec l’espace abstract. Un miroir a-t-il été disposé sur la paroi ? Le spectateur a le sentiment troublant de voir à la fois ce qui est devant et derrière lui, le champ et le contre-champ d’une photographie qui se prend pour un miroir du réel ! À côté, une photographie encadrée propose une autre version de cette vue : une image de l’image dans l’image. Comme l’artiste Nils Nova dans ses installations in situ ou Georges Rousse, qui combine peinture en trompe l’œil et photographie, Olivier Lovey interagit avec les visiteurs en faisant appel à l’anamorphose, l’emboîtement des images, la mise en abyme et les représentations impossibles, dans une atmosphère ludique et onirique.  Nassim Daghighian, historienne de l’art

Partagez: facebooktumblrmail
Suivez-nous: facebookrss

Once upon a time – Myriam Tirler Olivia Creed

Vernissage le vendredi 27 mai 18h00. Exposition du 28 mai au 18 juin 2016

Pourquoi les voit-on comme perdues dans une forêt que personne n’aperçoit? Dites-moi pourquoi elles donnent cette impression, l’une dans l’image, l’autre face à elle? Certainement, on ne peut pas tout dire. Ce serait trop. Tout le monde sait qu’il y a beaucoup de choses. Mais si l’on devait les décrire, une majorité paraîtrait ennuyeuse.

Elles visitaient des lieux, traversaient des restes d’industries, contournaient des cités, s’arrêtaient dans des snacks, regagnaient des régions d’entrepôts et de feux, de terre-pleins très décorés, de parkings en épi. Dans leur Chevrolet, elles sentaient les pneumatiques entailler les bitumes amollis. Dans la perspective des sillons, plusieurs arbres décalés pouvaient donner l’impression d’une présence végétale. C’était l’épaisseur de la forêt remembrée des états de l’est à l’ouest. D’ailleurs personne n’était là pour en discuter. Tout le monde s’en foutait d’une définition possible de la forêt une fois celle-ci disparue. Dans leur véhicule qui rutile, que le soleil n’abandonne jamais, elles respiraient tout l’air qui leur était nécessaire. Pourquoi les voit-on alors égarées dans une forêt dont aucune image ne témoigne ? Elles dévalaient, en pente libre. C’était leur mouvement. Parlant, elles paraissaient se jeter à bas de leurs phrases mêmes. Partant, elles déboulaient encore. L’impression est délicate à transcrire. Leur tendance, leur caractère pourrait-on dire, c’était la prise de vitesse. En attendant, elles basculaient vers le Pacifique. Aucun arbre au lointain. Alors pourquoi, avec une telle insistance, cette impression qu’elle sont dans l’ombre sans cesse recommencée d’une forêt ?

Parce que la forêt ce sont elles, deux forêts qui marchent, qui avancent. C’est là qu’elles se perdent, qu’elles nous perdent, en elles-mêmes, plantant les déserts de leurs ombrages. Et lorsque l’on avait peur pour elles, dans le paysage, c’est que l’on n’avait pas saisi que c’était elles qui le transformaient, le plantaient, le menaçaient, l’enchantaient. Jean-Yves Jouannais

Partagez: facebooktumblrmail
Suivez-nous: facebookrss

Comme si tout cela devait disparaître – Pascal Cavin

Vernissage le jeudi 14 avril 18h00. Exposition du 15 avril au 7 mai 2016

Fugace obsession de la reproduction. En trois déclinaisons: voitures, façades, trinité. La reproduction nous hante, parce que les événements n’ont lieu qu’une fois: ce qui en l’occurrence est saisi par la photographie, c’est l’instant unique qui jamais plus n’adviendra. La photographie, elle, est reproductible à volonté. Mais au fait, les vingt-quatre poses égyptiennes? Le film, la fluidité, ce qui passe. Or ici rien ne bouge. Les voitures aux antipodes de leur nature. Scotchées. Clouées. Oubliées. Mais au fait, la peinture? S’éprend-elle ici jalousement de la photographie? Elle semble s’appeler elle-même, convoquer sa propre perpétuation, pour saisir, encore et encore, quoi? Peut-être cette trinité douce, sombre et imperturbable, dont chacun des éléments invariablement s’ignore, qui laisse place en son centre à une ouverture, pleine et désertée. Et au zeppelin que personne ne regarde. Comme si quelque chose devait arriver, était attendu, dans cette immensité suspendue, et que le geste de l’artiste infiniment répété visait à atteindre cet instant imaginaire à jamais hors de portée. Olivia Studer

Partagez: facebooktumblrmail
Suivez-nous: facebookrss

Le mur des vanités – John Lippens

Vernissage le jeudi 21 janvier à 18h. Exposition du 22 janvier au 13 février 2016

«A quelle part de vous-même avez-vous renoncé pour de l’argent?»

Question coup de poing qui s’adresse à chacun de nous et qui sera posée aux visiteurs de l’exposition. Ils découvriront un grand mur recouvert de photographies de la série «vanités en pièces», sur lesquelles ils pourront écrire leur réponse au marqueur. Ce mur des vanités tiendra autant de la paroi recouverte de photos, d’indices et d’interrogations, typique des séries policières, que du dazibao, qui a pu servir en Chine de moyen d’expression populaire. Il est simultanément support d’une «enquête» et d’un appel à participer à la finalisation de l’image.  Ces deux dimensions, celle de l’enquête sociologique et celle de l’art participatif, sont porteuses de désillusion, redoublant ainsi le thème de la vanité. Il n’est pas non plus sans rappeler le mur des réseaux sociaux sur lesquelles les images publiées sont régulièrement commentées, faisant alors office d’action artistique inspirée par Internet sans adopter son langage numérique.

Une Action Lausanne Contemporain (N°41) de l’artiste sera proposée durant cette exposition.

Partagez: facebooktumblrmail
Suivez-nous: facebookrss