Géométries sensibles – Silvia Velázquez

Vernissage le jeudi 23 novembre 18h. Exposition du 24 novembre au 16 décembre 2017

Tantôt des parallélépipèdes glissent le long d’un même chemin de lignes formant un double sept. Tantôt un cube arbore des excroissances anguleuses. En majesté, chaque forme en contient d’autres qui s’imposent au regard avec simplicité et méthode. L’artiste s’inscrit dans la lignée des créateurs qui ordonnent l’espace en évoquant les règles qui régissent le monde, celles de la géométrie et des mathématiques. L’environnement tout entier peut alors se décliner à travers des formes conceptuelles. Ainsi, celles de Silvia Velázquez entraînent l’observateur aux confins de l’abstraction et des symboles. Les objets travaillés à l’encre et au feutre portent la rigueur des esquisses numériques qui les précèdent et la maîtrise parfaite de la main qui les engendre. D’abord combinaison de 0 et de 1, ils se multiplient, se décalent, s’associent et prennent vie en un jeu d’angles, de lignes et de couleurs. Une vie concentrée, ramassée, dans une géométrie sensible.  Marie-Laure Desjardins, ArtsHebdoMédias

Cette exposition est accompagnée de la 56ème Action contemporaine de la FLAC en vente au prix de 200.-

Heures d’ouverture: Ve-Sa 16h00 – 18h00 et sur rendez-vous via abstract@worldonline.ch.

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Réalité diminuée – Camouflage Display I Tamara de Wehr

Vernissage le jeudi 27 avril 18h00. Exposition du 28 avril au 20 mai 2017

Le titre même de l’ensemble du Display fait évidemment référence à une vision analogique de la réalité à l’ère de sa virtualisation. Plutôt que d’immerger le spectateur dans un espace-temps simulé, ce dispositif de «vision diminuée» modifie par ses filtres optiques le monde qui nous entoure et nous permet d’appréhender autrement l’objet que nous visons. Si cette mise à distance ne se veut pas moralisatrice, l’attraction paradoxale, chère au cinéaste d’avant-garde Sergueï Eisenstein, qu’elle induit par l’usage d’effets visuels suscite peut-être, entre l’attirance et le doute scopique, une prise de conscience de notre environnement d’une façon qui n’est pas sans rappeler celle de John Nada (Roddy Piper) dans le film Invasion Los Angels (1988) de John Carpenter. Par ailleurs, ce projet fait bien entendu écho à la problématique des armes et aux stratégies de pouvoir qui tiennent une place dans l’histoire de l’art contemporain, chez des artistes comme Niki de Saint Phalle ou Chris Burden, mais aussi au sein d’une actualité socio-politique plus sérieuse que divertissante.

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Pengée – Daniel Ruggiero + special guests

Vernissage le jeudi 15 décembre 18h00. Exposition du 16 au 23 décembre 2016

Avec Daniel Ruggiero – Livia Gnos Perrinjaquet – Fabien Clerc – Frédéric Post – Balmer Hählen – Myriam Mechita – Fab Gehrig – Barbezat-Villetard Camille Matthieu – Christian Gonzenbach – Sharivari – Collectif indigène (Andreanne Oberson & Jean-Marie Reynier) – Lang Baumann – A3 Studio

Exposer et diffuser librement, en tous lieux, au fil des routes et des occasions : c’est dans cette perspective que Daniel Ruggiero entend conduire son « espace d’art mobile ». Pendant une année, il a mené d’une ville à l’autre son triporteur Ape, préalablement  restauré et chromé, en s’arrêtant par étape dans des lieux inattendus, pour y exposer en toute autonomie des oeuvres d’artistes de son choix, en parallèle aux événements organisés par les institutions culturelles locales.

Tel un musée itinérant, il parcourt la Suisse et l’étranger en présentant sur sa plateforme modulable des travaux de plasticiens, designers, performeurs, cinéastes ou scientifiques, et en invitant ces divers intervenants à créer des multiples en lien avec le véhicule Ape, mais aussi en dialogue avec les expositions auxquelles s’associe librement son « musée itinérant » à chaque étape. Leonora Foletti

Heures d’ouverture:
Ve 16 déc. 14h00-21h00 / Sa 17 déc. 14h00-18h00 / Me 21 déc. 14h00-18h00 / Je 22 déc. 14h00-18h00 / Ve 23 déc.14h00-23h00

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Comme si tout cela devait disparaître – Pascal Cavin

Vernissage le jeudi 14 avril 18h00. Exposition du 15 avril au 7 mai 2016

Fugace obsession de la reproduction. En trois déclinaisons: voitures, façades, trinité. La reproduction nous hante, parce que les événements n’ont lieu qu’une fois: ce qui en l’occurrence est saisi par la photographie, c’est l’instant unique qui jamais plus n’adviendra. La photographie, elle, est reproductible à volonté. Mais au fait, les vingt-quatre poses égyptiennes? Le film, la fluidité, ce qui passe. Or ici rien ne bouge. Les voitures aux antipodes de leur nature. Scotchées. Clouées. Oubliées. Mais au fait, la peinture? S’éprend-elle ici jalousement de la photographie? Elle semble s’appeler elle-même, convoquer sa propre perpétuation, pour saisir, encore et encore, quoi? Peut-être cette trinité douce, sombre et imperturbable, dont chacun des éléments invariablement s’ignore, qui laisse place en son centre à une ouverture, pleine et désertée. Et au zeppelin que personne ne regarde. Comme si quelque chose devait arriver, était attendu, dans cette immensité suspendue, et que le geste de l’artiste infiniment répété visait à atteindre cet instant imaginaire à jamais hors de portée. Olivia Studer

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