Miroirs aux alouettes – Olivier Lovey

Vernissage le jeudi 29 septembre 18h00. Exposition du 30 septembre au 22 octobre 2016

Avec beaucoup d’honnêteté, il admet qu’au moment de se lancer dans un projet, un photographe considère son sujet, mais aussi le résultat. La rencontre est toujours teintée par la possibilité de montrer le travail fini. Avant de bifurquer vers la photographie, Olivier Lovey a étudié la psychologie. A l’inévitable question de savoir si les deux pratiques sont liées, sa réponse est non. «La psychologie est altruiste alors que la photographie, au contraire, est un peu égoïste.» Egoïste parce qu’elle ne peut pas se débarrasser de ce double intérêt pour le sujet photographié et pour la photographie elle-même.

Né en 1981 à Martigny, Son travail a été exposé, entre autres, au Prix Photoforum 2012 et 2014 Sélection | Auswahl à Bienne, lors de la sélection Prix Voies-off à Arles, au 18e Prix de jeunes talents vfg en photographie en 2014 ainsi qu’aux Boutographies de Montpellier où il reçoit le prix Réponses Photo 2015.

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Once upon a time – Myriam Tirler Olivia Creed

Vernissage le vendredi 27 mai 18h00. Exposition du 28 mai au 18 juin 2016

Pourquoi les voit-on comme perdues dans une forêt que personne n’aperçoit? Dites-moi pourquoi elles donnent cette impression, l’une dans l’image, l’autre face à elle? Certainement, on ne peut pas tout dire. Ce serait trop. Tout le monde sait qu’il y a beaucoup de choses. Mais si l’on devait les décrire, une majorité paraîtrait ennuyeuse.

Elles visitaient des lieux, traversaient des restes d’industries, contournaient des cités, s’arrêtaient dans des snacks, regagnaient des régions d’entrepôts et de feux, de terre-pleins très décorés, de parkings en épi. Dans leur Chevrolet, elles sentaient les pneumatiques entailler les bitumes amollis. Dans la perspective des sillons, plusieurs arbres décalés pouvaient donner l’impression d’une présence végétale. C’était l’épaisseur de la forêt remembrée des états de l’est à l’ouest. D’ailleurs personne n’était là pour en discuter. Tout le monde s’en foutait d’une définition possible de la forêt une fois celle-ci disparue. Dans leur véhicule qui rutile, que le soleil n’abandonne jamais, elles respiraient tout l’air qui leur était nécessaire. Pourquoi les voit-on alors égarées dans une forêt dont aucune image ne témoigne ? Elles dévalaient, en pente libre. C’était leur mouvement. Parlant, elles paraissaient se jeter à bas de leurs phrases mêmes. Partant, elles déboulaient encore. L’impression est délicate à transcrire. Leur tendance, leur caractère pourrait-on dire, c’était la prise de vitesse. En attendant, elles basculaient vers le Pacifique. Aucun arbre au lointain. Alors pourquoi, avec une telle insistance, cette impression qu’elle sont dans l’ombre sans cesse recommencée d’une forêt ?

Parce que la forêt ce sont elles, deux forêts qui marchent, qui avancent. C’est là qu’elles se perdent, qu’elles nous perdent, en elles-mêmes, plantant les déserts de leurs ombrages. Et lorsque l’on avait peur pour elles, dans le paysage, c’est que l’on n’avait pas saisi que c’était elles qui le transformaient, le plantaient, le menaçaient, l’enchantaient. Jean-Yves Jouannais

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Comme si tout cela devait disparaître – Pascal Cavin

Vernissage le jeudi 14 avril 18h00. Exposition du 15 avril au 7 mai 2016

Fugace obsession de la reproduction. En trois déclinaisons: voitures, façades, trinité. La reproduction nous hante, parce que les événements n’ont lieu qu’une fois: ce qui en l’occurrence est saisi par la photographie, c’est l’instant unique qui jamais plus n’adviendra. La photographie, elle, est reproductible à volonté. Mais au fait, les vingt-quatre poses égyptiennes? Le film, la fluidité, ce qui passe. Or ici rien ne bouge. Les voitures aux antipodes de leur nature. Scotchées. Clouées. Oubliées. Mais au fait, la peinture? S’éprend-elle ici jalousement de la photographie? Elle semble s’appeler elle-même, convoquer sa propre perpétuation, pour saisir, encore et encore, quoi? Peut-être cette trinité douce, sombre et imperturbable, dont chacun des éléments invariablement s’ignore, qui laisse place en son centre à une ouverture, pleine et désertée. Et au zeppelin que personne ne regarde. Comme si quelque chose devait arriver, était attendu, dans cette immensité suspendue, et que le geste de l’artiste infiniment répété visait à atteindre cet instant imaginaire à jamais hors de portée. Olivia Studer

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L’Imprévisible

Vernissage de la revue L’Imprévisible jeudi 24 mars 2016 18h.

L’Imprévisible expose pour un soir à abstract plusieurs œuvres d’artistes publiés dans ses pages. Le vernissage sera l’occasion d’une soirée de dédicace des concepteurs de la revue et de son éditeur, Olga Éditions.

Sortie en librairie fin 2015, L’Imprévisible est une nouvelle revue en Suisse romande, paraissant une fois l’an. Conçue et réalisée par Isabelle Bagnoud Loretan, Grégoire Favre et Valérie Roten, L’Imprévisible est ouverte aux artistes, photographes, écrivains, dessinateurs et chercheurs dans un foisonnement de création, de réflexions et de rêveries.

Pour son premier numéro, l’écrivain Jérome Meizoz a écrit une nouvelle inédite, le dessinateur Matthieu Berthod livre un reportage dessiné, les cinéastes Ursula Meier et Jacob Berger se croisent dans une interview sur le thème de l’autoroute dans leur film Home et Aime ton père. Parmi les autres contributeurs, citons le photographe Gregory Collavini pour une série sur les murs antibruit et le peintre Jean-Frédéric Schnyder et ses paysages autoroutiers.

Car le thème de l’autoroute s’est imposé pour ce premier numéro. Et plus particulièrement l’autoroute A9, cette bande de bitume qui relie le Valais au monde et qui conduit, aussi, le monde vers le Valais. L’A9 incarne donc autant cette ouverture à l’autre que la peur de l’inconnu viendrait contrarier.

L’Imprévisible

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abstract 15 ans

ISBN 978-2-940570-05-8

art&fiction 45€

Softcover, 200 x 250 mm, 128 pages

Ce livre, de 128 pages et en couleur retrace par l’image, les cinq dernières années d’expositions de l’espace d’art contemporain abstract entre 2010 et 2015.

Collection Noir miroir, Kunz & Chervaz – Sébastien Mettraux– Happypets Ink – Pascal Greco & Gabriel MauronSophie GuyotPOL – Collection J’M Florian Schmied, amateur d’art – The Magic Disappearing Library! art&fictionMarie Boucheteil – Numero23Prod. // Massimo Furlan – Céline MassonIsabelle SchiperChristian StukerEmbru mobilier, Sylvain ClotLeo Fabrizio – Ultimate Collection, Alain Weber.

Textes, Leo Ramseyer, images Claudine Garcia, graphisme Studio21

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Le mur des vanités – John Lippens

Vernissage le jeudi 21 janvier à 18h. Exposition du 22 janvier au 13 février 2016

«A quelle part de vous-même avez-vous renoncé pour de l’argent?»

Question coup de poing qui s’adresse à chacun de nous et qui sera posée aux visiteurs de l’exposition. Ils découvriront un grand mur recouvert de photographies de la série «vanités en pièces», sur lesquelles ils pourront écrire leur réponse au marqueur. Ce mur des vanités tiendra autant de la paroi recouverte de photos, d’indices et d’interrogations, typique des séries policières, que du dazibao, qui a pu servir en Chine de moyen d’expression populaire. Il est simultanément support d’une «enquête» et d’un appel à participer à la finalisation de l’image.  Ces deux dimensions, celle de l’enquête sociologique et celle de l’art participatif, sont porteuses de désillusion, redoublant ainsi le thème de la vanité. Il n’est pas non plus sans rappeler le mur des réseaux sociaux sur lesquelles les images publiées sont régulièrement commentées, faisant alors office d’action artistique inspirée par Internet sans adopter son langage numérique.

Une Action Lausanne Contemporain (N°41) de l’artiste sera proposée durant cette exposition.

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